focus; Une prise en charge complexe

Publié le par ressources-humaines



P. J.
19 September 2008
La Tribune
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Aujourd'hui, aucun spécialiste ne peut à la fois traiter le malaise et son origine managériale.

Les salariés victimes de la souffrance au travail trouvent difficilement un interlocuteur capable de prendre en charge leur malaise individuel tout en traitant l'origine, managériale, de ce malaise. Le salarié se tourne d'abord vers un " psy ", un médecin généraliste ou du travail lorsqu'il se sent sujet à des angoisses ou des troubles somatiques, premiers symptômes de la souffrance au travail. Dans le contexte actuel de la médecine, ces praticiens ne pourront pourtant pas traiter correctement l'origine professionnelle des troubles, le management pervers, le détournement du rôle de direction de l'employeur ou d'un cadre et le non-respect du Code du travail. Alors, le salarié pourra également faire intervenir un inspecteur du travail, mais celui-ci, faute de compétence médicale, sera un conseil plus qu'un acteur des soins.

ROMPRE SON ISOLEMENT

Le médecin inspecteur du travail, de par sa double compétence, peut intervenir plus efficacement. Mais cet expert est encore mal connu des salariés. Surtout, ces spécialistes extérieurs rencontrent des difficultés à " sentir " les subtilités d'une organisation harcelante.

Reste enfin le comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT). Il permet au moins de rompre son isolement. Mais, instance représentative du personnel, il lui est délicat de mettre en cause tel ou tel salarié " harceleur ". L'absence d'un interlocuteur qualifié explique la multiplication de consultations souffrance au travail.

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Publié dans Santé (au travail)

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