focus; Questions d'attitudes face au travail et à l'emploi

Publié le par ressources-humaines



5 septembre 2008
La Tribune

Les sociologues passent au crible le comportement des différentes générations. Revue de détail.

Tout l'alphabet y passe ! X, Y, et pourquoi pas Z... Les travaux successifs parus sur les générations et leur attitude au travail sont tous inspirés des recherches de William Strauss et Neil Howe ( Generations, 1991) mais aussi du livre référence de Douglas Coupland, un roman celui-là (Génération X, même année). Les sociologues ont ainsi défini, pour l'heure, trois groupes, notamment par leurs rapports à l'emploi et au travail. Le premier est celui des baby-boomers, les plus de 45 ans. Ils ont reconstruit le pays après guerre et, pour eux, la progression de carrière se fait au sein d'une même entreprise, en gravissant les échelons un à un.

Vient ensuite la génération X (30-45 ans) qu'a décrite Coupland en observant les jeunes désabusés et les chômeurs de la ville de Seattle, dans l'État de Washington aux États-Unis. Cette génération " sacrifiée " est ainsi baptisée en référence aux enfants nés sous X, et également parce que les sociologues avaient du mal à les définir. Ils ont connu le chômage, le sida, Tchernobyl... Ils vivent le marché du travail comme une fatalité et ont dû accepter nombre de compromis pour trouver un emploi et subvenir à leurs besoins.

NOURRIS AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES

Ils ont laissé la place à la génération Y, les 20-30 ans d'aujourd'hui. Ces " Y " nourris aux nouvelles technologies, sans cesse réinventées, qu'ils maîtrisent parfaitement. Rebelles et impatients, ils sont portés par un marché de l'emploi toujours favorable. Ces derniers placent l'épanouissement personnel au centre de leurs préoccupations et espèrent décrocher un poste qui les passionne.

Mais ce n'est pas fini... " Après les "Y", nous attendons l'arrivée sur le marché du travail des "Y'", aussi appelés Digital Native, qui ont moins de 14 ans aujourd'hui ", rapporte le consultant Benjamin Chaminade. Pour faire simple, ces " Y'" utilisent l'ordinateur mieux que le téléviseur, ont déjà leur téléphone portable, ainsi que leur propre blog - ou cela ne saurait tarder. Ces " supercommunicants " finiront de transformer les modes de travail.

Mais, déjà, certains, à la suite des dernières recherches de Strauss et Howe, aperçoivent la naissance d'une génération Z. Ces jeunes nés entre 1994 et 2006, qui, eux aussi, révolutionneront le monde du travail construit par la génération X. Élevés par des parents qui leur ont consacré plus de temps, ils reviendraient sur la marque de la génération Y, le brouillage entre vie privée et vie professionnelle.

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