Lancement du "label Diversité" contre les discriminations en entreprises

11 septembre 2008
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Quelque 400 entreprises sont déjà candidates au Label diversité, lancé jeudi par l'Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), pour réduire notamment les discriminations liées à l'origine, l'âge, les orientations sexuelles, a annoncé l'ANDRH.
Le label, lancé sous l'égide du gouvernement, est accessible à toutes les entreprises (grandes, petites, publiques, privées, associations, etc) et s'applique à tous les domaines de la diversité (origine, âge, handicap, orientations sexuelles, opinions politique, syndicale, religieuse, etc), a précisé devant la presse l'homme à l'origine du projet, Pascal Bernard, DRH d'Eau de Paris, vice-président de l'ANDRH et président de la Commission égalité professionnelle et diversité.
Mais les exigences seront adaptées à la taille de l'entreprise, a-t-il dit.
Le label a été "difficile" à mettre en place, car "la France n'est pas trop prête à ce genre de démarche", a reconnu M. Bernard, qui "a eu l'impression de déranger pas mal d'interlocuteurs".
"On a bâti un label qui peut vivre avec ou sans outil de mesure de l'origine des salariés", a-t-il précisé, soucieux qu'il ne soit pas réduit à sa seule dimension ethnoraciale. "On va laisser le débat se faire sur la question", a-t-il ajouté.
Les premiers labels pourraient être délivrés d'ici novembre ou décembre, à la suite d'une évaluation réalisée par Afnor-Certification (filiale d'Afnor), qui auditera les entreprises sur la base d'un cahier des charges, sorte de guide de bonnes pratiques, a expliqué Florence Méaux-Quaglia, directrice générale d'Afnor-Certification.
Ce cahier des charges prend en compte des critères qui vont de la communication au sein de l'entreprise à la formation en passant par les processus de recrutement ou d'évolution professionnelle..
Des évaluateurs se rendront sur le terrain, "en accord avec l'organisme candidat" et "sans contrôle inopiné", afin de vérifier les pratiques des entreprises, a-t-elle expliqué.
Le rapport d'évaluation sera ensuite présenté devant une commission d'évaluation composée de quatre collèges (Etat, employeurs, ANDRH, partenaires sociaux), qui donnera son avis. Le dernier mot reviendra à Afnor-Certification.
Mais la labelisation n'est acquise que pour trois ans, avec un point d'étape au bout de 18 mois, pour "vérifier que l'entreprise est bien sur le chemin de ses engagements", a prévenu Charlotte Duda, présidente nationale de l'ANDRH.
De même une entreprise qui aurait été condamnée pour discrimination devra attendre un minimum de trois ans après sa condamnation, pour pouvoir présenter sa candidature au label. Si un procès pour discrimination survenait après l'obtention du label, la commission d'évaluation serait saisie.
caz/im/DS